Le lancement du mouvement Scaling Up Nutrition par l’Office National de la Nutrition s’est tenu hier au Carlton. Il s’agit de la présentation de la Feuille de route pour lutter contre la malnutrition chronique, un problème de santé public.
A Madagascar, 1 enfant sur deux est atteint de malnutrition chronique. En d’autres termes, cet enfant accusera sans aucun doute des retards de croissance, sera plus exposé aux maladies infectieuses et aura moins de chance de réussite professionnelle. La malnutrition est désormais devenue un problème de santé publique national. Le retard de croissance se traduit par la petite taille de la personne pour son âge, et s’installe durant les deux premières années de vie. Elle est directement liée à la santé de la mère. Car 50% des enfants de moins de 6 mois sont exclusivement nourris au sein, et 13% des enfants de 6 à 23 mois reçoivent une alimentation complémentaire adéquate. Et pourtant, 27% des femmes souffrent d’insuffisance pondérale, 39% d’entre elles sont de petite taille et 35% souffrent d’anémie. 7% des femmes enceintes suivent les apports recommandés en fer et acide folique, évitant le faible développement du fœtus. Par conséquent, 22,2% des enfants naissent avec un faible poids à la naissance. A ce jour, l’on estime que la malnutrition chronique est responsable de la perte de 10% du revenu chez les adultes et une perte de 2 à 3% du PIB. A Madagascar, pour cette année 2012, 1 300 000 enfants de moins de 5 ans vont souffrir de malnutrition chronique.
SUN. Madagascar adhère donc à l’initiative Scaling Up Nutrition, ou SUN, lancé en 2010. Ce projet cible principalement les femmes enceintes, les enfants et les femmes allaitantes. L’objectif étant de sécuriser et de maintenir la nutrition et d’effectuer un plaidoyer auprès du gouvernement. L’initiative SUN a été adopté par 100 entités. Madagascar en fait partie, étant au 6ème rang mondial dans les problèmes de malnutrition. Des objectifs sont donc à atteindre dont la réduction de la malnutrition chronique chez les enfants de moins de 5 ans, passant ainsi de 50,1% à 42,8%. Il s’agit également de réduire l’insuffisance pondérale chez les enfants de moins de 5 ans à 28%. Ce projet vise aussi à réduire le nombre de ménages en état d’extrême insécurité alimentaire, ainsi que de réduire la prévalence de l’anémie. La région Amoron’i Mania est la plus touchée par la malnutrition chronique avec un taux de 70%, si la région Betsiboka est la moins touchée avec 18%.
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